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Waterloo 1815-2015, mémoire et bicentenaire

ABO Numéro 4 - 2015 - par Éric Bousmar -

Cinq millions d’euros, deux-cent-mille visiteurs en quelques jours, une dizaine d’années de mise en place et deux siècles de mémoire très contrastée : le bicentenaire sera la résultante d’une dynamique à la fois proche et lointaine. Certains éléments en sont bien oubliés, mais ils continuent de façonner les traces matérielles et immatérielles de la bataille. Paradoxalement, ce lieu, ce nom et cet évènement, si prégnants dans l’imaginaire collectif de plusieurs nations, ont peu été commémorés de façon jubilaire en Belgique : le cinquantenaire (1865), le centenaire (1915) et les cent-cinquante ans (1965) n’ont, pour des raisons diverses, pas été commémorés ou ont été boudés par la France. Par contre, les cent-septante-cinq ans (1990) sont au seuil d’une montée d’intérêt qui culmine avec le bicentenaire, véritable happening international. Parallèlement, on constate une désappropriation de la prise en charge de la commémoration au niveau national, au profit d’initiatives associatives et politiques locales.

18 juin 1815, le dimanche de Waterloo Waterloo est un lieu de mémoire par excellence. Un lieu de mémoire d’abord topographique, ancré dans le paysage, dans les monuments qui y sont construits, mais aussi dans l’imaginaire, notamment littéraire, qui accompagne les visiteurs des lieux. Car c’est aussi un lieu de mémoire immatériel, au sens où « Waterloo » (entendez : la bataille de Mont-Saint-Jean, livrée le dimanche 18 juin 1815 sur le territoire des actuelles communes de Braine-l’Alleud, Waterloo, Lasne et Genappe) évoque de nombreuses associations...
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Éric Bousmar


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