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Une société sans notes à l’école

ABO Numéro 6 - 2016 - par Thomas Michiels -

Une société sans notes serait-elle plus épanouissante, plus juste ou plus efficace ? Si l’école privilégie les évaluations formatives et encourage les pratiques coopératives, elle pourrait renoncer à des classifications humiliantes qui sont des outils de sélection précoce. Elle serait porteuse d’un potentiel de transformation, celui d’amener une autre idée du collectif et de la réussite d’une personne.

Exprimée sous forme de chiffre, lettre ou code en couleur, la note est depuis longtemps coutumière de nos systèmes scolaires. Cette habitude jésuitique est si présente qu’elle résume pour beaucoup toute forme possible d’évaluation scolaire — ce qui révèle aussi bien une méconnaissance de l’histoire de cette institution qu’une ignorance des expériences éducatives existantes. Soit, la sociologie nous apprend que la résistance aux écoles sans notes tient autant au poids de l’habitude qu’au confort que leur communication procure [1]. Imaginons un instant...
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Thomas Michiels


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