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Une loi pénitentiaire en Belgique, pour quoi faire ?

ABO Numéro 6 - 2015 - par Christophe Mincke -

En 2005, pour la première fois dans son histoire, la Belgique se dotait d’une loi pénitentiaire. Porteuse en apparence de principes généreux, elle consacrait un ambitieux projet : faire entrer le droit en prison. Dix ans plus tard, on peut s’interroger tant sur les contours du projet lui-même que sur la possibilité de son application. Et si l’objectif annoncé de normalisation de la prison cachait une chaussetrappe ?

Comme dans tout État moderne, la prison est chez nous au centre de l’arsenal des peines. Elle y est depuis les origines de notre État, lequel reprit alors le Code pénal français, puis conçut le sien propre en 1867 autour de la trilogie « peine capitale-enfermement-amende ». Encore, chez nous, la peine de mort fut-elle appliquée avec fort peu d’enthousiasme, nos ministres de la Justice ayant tôt pris l’habitude de la commuer en emprisonnement à vie. C’est dire l’importance de la prison, non seulement dans les pratiques, mais également dans les imaginaires...
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Christophe Mincke


Auteur

Christophe Mincke est codirecteur de La Revue nouvelle, directeur du département de criminologie de l’Institut national de criminalistique et de criminologie et professeur à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Il a étudié le droit et la sociologie et s’est intéressé, à titre scientifique, au ministère public, à la médiation pénale et, aujourd’hui, à la mobilité et à ses rapports avec la prison. Au travers de ses travaux récents, il interroge notre rapport collectif au changement et la frénésie de notre époque.