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Une figure de l’étranger pour construire un imaginaire collectif en Méditerranée ?

ABO Numéro 1 - 2017 - par Alizée Dauchy - Annalisa Lendaro -

Lampedusa est érigé en « modèle d’accueil ». Mais dès lors que l’on s’intéresse aux revendications portées par les mobilisations de migrants détenus sur l’ile, une autre réalité apparait. Le « modèle Lampedusa » repose, en effet, sur la construction d’une figure imaginaire du migrant et sert à légitimer les politiques militaro-humanitaires avec le respect des droits humains.

Entre le 27 octobre et le 17 novembre 2016, en moins d’un mois, 1.000 corps ont été retrouvés dans le canal de Sicile. Au même moment le 6 octobre, une décision européenne élargit les missions en mer Méditerranée de l’opération militaire initialement appelée EUNAVFOR MED [1] puis « Sophia » [2], visant à lutter contre les réseaux de passeurs. De plus, à cette même date, des fonctionnaires européens fêtent, dans la ville de Kapitan Andreevo sur la frontière bulgaro-turque, l’annonce de la création d’une nouvelle agence européenne de garde-frontières et de...
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Alizée Dauchy


Auteur

militante au collectif Askavusa (Lampedusa) et chercheuse au Centre de recherche en science politique (Crespo - Université Saint-Louis Bruxelles)

Annalisa Lendaro


Auteur

sociologue, chargée de recherches au CNRS, Certop