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Travail en prison, qu’en pensent les détenus ?

ABO Numéro 6 - 2015 - par Blanche Amblard - Manuel Lambert - Damien Scalia -

Si les prescrits légaux en matière de travail pénitentiaire laissent penser que ce dernier permet d’atteindre les objectifs légitimes qui lui sont attribués (financiers, occupationnels, de réinsertion), la pratique semble s’en écarter. Face à cette situation, la Ligue des droits de l’homme a souhaité connaitre l’avis des détenus au travers d’un questionnaire qu’elle a distribué dans cinq établissements pénitentiaires. Il en ressort un paradoxe inquiétant : si le travail joue un rôle social et occupationnel majeur (pour ceux qui y ont accès), il est perçu à la fois comme une exploitation et comme une faveur qu’il faut obtenir.

Une des fonctions principales de la prison est la resocialisation des détenus. C’est du moins ce que postule l’article 9 de la loi de principes du 12 janvier 2005 concernant l’administration pénitentiaire ainsi que le statut juridique des détenus (ci-dessous, loi de principes). En effet, comment envisager une société viable si l’on y réinjecte brutalement des personnes qui ont été coupées du monde extérieur pendant la durée de leur détention, que ce soit d’un point de vuefamilial, social, mais aussi professionnel ? Dans ce cadre, le travail en prison tient...
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Manuel Lambert


Auteur

conseiller juridique, membre de la commission Prison (LDH)

Damien Scalia


Auteur

docteur en droit, chercheur et enseignant, membre de la commision Prison (LDH)

Blanche Amblard


Auteur

stagiaire juriste à la Ligue des droits de l’homme (LDH)