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Politiques d’activation. Avons-nous une obligation morale de travailler ?

ABO Numéro 8 - 2015 - par Pierre-Étienne Vandamme -

Les politiques d’activation, quand elles ne sont pas justifiées pour des raisons purement économiques — qui ne suffisent pas à elles seules à en établir la désirabilité —, le sont souvent en référence à une obligation morale de travailler, ou de se rendre utile à la société, qui s’appliquerait à l’ensemble des citoyens. Il faut prendre au sérieux cette idée, réfléchir à sa portée et à ses implications concrètes dans l’organisation de l’économie.

Dans le débat public tout comme dans la littérature scientifique sur le chômage, bon nombre de gens se réfèrent, souvent implicitement, à une obligation morale de travailler. L’idée que l’on puisse se contenter des bénéfices de la coopération sociale sans y apporter sa pierre rebute la plupart d’entre nous, et cela n’est pas surprenant. Il semble en effet que l’exigence de réciprocité, nous enjoignant à retourner une faveur reçue, soit un principe moral universel. On retrouve cette norme dans les contextes culturels les plus variés, à tel point que le...
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Pierre-Étienne Vandamme


Auteur

Aspirant FNRS ISP, chaire Hoover d’éthique économique et sociale (UCL).