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Nous ne désirerons pas sans fin

ABO Numéro 4 - 2017 - par Renaud Maes -

La marchandisation du désir permet de pallier l’effondrement du système capitaliste. Les algorithmes d’applications, comme Tinder et Freeletics, qui forme le « biotope numérique » d’un utilisateur, participent de ce mécanisme. Par leur entremise, c’est jusqu’à la recherche de liberté et d’amour qui sont mises au service de l’accumulation.

Durant l’hiver 1996, la chanteuse italienne Gala inondait les dancefloor des boites de nuit du Benelux avec un single au titre étonnant : Freed from desire. Elle y décrivait son compagnon en ces termes : « Want more and more, People just want more and more. Freedom and love, What he’s looking for. » En pleine explosion du secteur de la nuit, à la suite de la création de clubs devenus depuis lors mythiques (comme le Fuse, établi en 1994 dans la capitale bruxelloise) et de la démocratisation des stupéfiants de synthèse, dans un contexte de marasme...
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Renaud Maes


Auteur

Rédacteur en chef de La Revue nouvelle.
Renaud Maes est docteur en Sciences (Physique, 2010) et docteur en Sciences sociales et politiques (Sciences du Travail, 2014) de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il a rejoint le Comité de rédaction en 2014 et, après avoir coordonné la rubrique « Le Mois » à partir de 2015, il est devenu rédacteur en chef de La Revue nouvelle en novembre 2016. Il est également professeur invité à l’Université Saint-Louis (Bruxelles) et à l’ULB, et mène des travaux de recherche portant notamment sur l’action sociale de l’enseignement supérieur, la prostitution, le porno et les comportements sexuels, ainsi que sur le travail du corps. Depuis juillet 2019, il est président du comité belge de la Société civile des auteurs multimédia (Scam.be).