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Les maisons de détention vont-elles supplanter les prisons du XIXe siècle ?

ABO Numéro 6 - 2015 - par Hervé Louveaux -

Quand la détention s’impose, elle devrait avoir lieu dans des structures de petite taille, où la priorité serait donnée à la resocialisation de l’individu. Telle est la pierre angulaire d’une politique pénitentiaire mettant l’humain au cœur de ses objectifs et de ses moyens d’action, avec pour défi l’efficacité : couplée à la planification de la détention, qui vise à réintégrer le condamné et à préparer sa sortie, la création de lieux de détention à petite échelle devrait restreindre la récidive, ce qui constitue l’objectif numéro 1 de la politique pénale. Tel est le programme de l’association « De Huizen-Les Maisons », dont l’un des principaux animateurs, Hans Claus, est directeur de prison.

Nous traversons actuellement une période d’importante réforme de l’architecture pénitentiaire, marquée par le remplacement et l’extension d’un « parc pénitentiaire » en grande partie vétuste. Ce pourrait évidemment être l’occasion de concevoir une architecture adaptée aux objectifs de la politique pénitentiaire plutôt que d’abandonner le traçage des plans à la Régie des Bâtiments et aux promoteurs intéressés aux partenariats public-privé (PPP). Il n’est sans doute pas tout à fait trop tard pour amorcer ce virage, mais il est plus que temps. La Belgique a dû faire...
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Hervé Louveaux


Auteur

magistrat, administrateur de l’Association syndicale des magistrats (ASM)