Le squat collectif autogéré, une réponse à la crise urbaine

Thomas Dawance

Depuis le tournant du XXIe siècle, Bruxelles voit apparaître en son centre des occupations illégales d’immeubles abandonnés où plusieurs dizaines de personnes s’organisent pour développer temporairement un habitat collectif et autogéré original. Ces squats, à la fois espaces de vie, scènes socioculturelles et plates-formes de revendications, sont régulièrement présentés dans la presse et définis par leurs occupants, comme des modes alternatifs d’habitat face aux inégalités sociales et à la crise du logement. Ces projets particuliers d’habitat autogéré sont également vecteur de construction identitaire et sociale. Quant aux autorités publiques, de récentes initiatives témoignent de la prise en compte des enjeux liés à ces projets communautaires d’occupation d’immeubles à l’abandon.