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La numérisation de l’économie est-elle durable ?

ABO Numéro 4 - 2017 - par José Halloy -

La miniaturisation du transistor permet la puissance de calcul des processeurs. Cependant, elle risque d’atteindre d’ici vingt ans une limite physique fondamentale. Outre l’enjeu d’une efficacité énergétique et technique encore mal prise en compte, la croissance de la consommation électrique constitue une contrainte majeure sur le développement de l’électronique. S’y ajoutent les contraintes liées aux stocks limités des matières premières, dont l’extraction et le raffinage sont extrêmement couteux en énergie et ont un impact environnemental négatif. Il faut donc réinventer la manière de construire les systèmes électroniques afin de la rendre durables.

Des inventions majeures au sortir de la Seconde Guerre mondiale C’était à Aulnay-sous-Bois, faubourg de Paris, de 1945 à 1948. Les physiciens allemands Herbert F. Mataré et Heinrich J. Welker inventaient le premier transistor français, appelé le « transistron », basé sur des semi-conducteurs cristallins faits de germanium. Invention pour laquelle ils déposèrent une demande de brevet le 13 aout 1948 à 15h44. De l’autre côté de l’Atlantique, à Murray Hill dans le New Jersey près de New York City, dans les laboratoires Bell, l’après-midi du 23 décembre 1947,...
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José Halloy


Auteur

professeur des universités en physique, université Paris Diderot