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La liberté (néolibérale), c’est l’esclavage

ABO Mars 2017 - par Renaud Maes - Christophe Mincke -

Le néolibéralisme tire une part de son efficacité de l’association liberté-mobilité. Comprendre l’origine et les mutations de l’idéologie mobilitaire est dès lors indispensable pour construire un contreprojet politique.

Chacun connait le slogan répété par Big Brother dans 1984 : « la liberté, c’est l’esclavage [1] ». Cette formulation peut être comprise comme une tentative de convaincre que la soumission à l’ordre établi offre la liberté, l’authentique. Il est cependant possible de lire cette maxime en sens contraire ; et si, au lieu de faire advenir le monde que cauchemardait Orwell, dans lequel une forme parfaite de totalitarisme convainquait les individus de se soumettre, l’évolution de la société d’après-guerre avait abouti à user d’un des symboles les plus incontestés...
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Renaud Maes


Auteur

Rédacteur en chef de La Revue nouvelle.
Renaud Maes est docteur en Sciences (Physique, 2010) et docteur en Sciences sociales et politiques (Sciences du Travail, 2014) de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il a rejoint le Comité de rédaction en 2014 et, après avoir coordonné la rubrique « Le Mois » à partir de 2015, il est devenu rédacteur en chef de La Revue nouvelle en novembre 2016. Il est également professeur invité à l’Université Saint-Louis (Bruxelles) et à l’ULB, et mène des travaux de recherche portant notamment sur l’action sociale de l’enseignement supérieur, la prostitution, le porno et les comportements sexuels, ainsi que sur le travail du corps. Depuis juillet 2019, il est président du comité belge de la Société civile des auteurs multimédia (Scam.be).

Christophe Mincke


Auteur

Christophe Mincke est codirecteur de La Revue nouvelle, directeur du département de criminologie de l’Institut national de criminalistique et de criminologie et professeur à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Il a étudié le droit et la sociologie et s’est intéressé, à titre scientifique, au ministère public, à la médiation pénale et, aujourd’hui, à la mobilité et à ses rapports avec la prison. Au travers de ses travaux récents, il interroge notre rapport collectif au changement et la frénésie de notre époque.