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L’émancipation par les monstres nanars

ABO Juillet 2017 - par Christophe Mincke - Quentin Verreycken -

Étudier les monstres implique d’en analyser les représentations populaires. Les nanars de monstres, par le rire qu’ils provoquent, permettent de démythifier le « tout-puissant » et proposent des versions homéopathiques des monstres classiques. Ce faisant, le nanar de monstres est profondément émancipateur.

L’évocation de la figure du monstre, dans le contexte culturel qui est le nôtre, nous semble notamment devoir passer par l’étude de ses représentations populaires. Si nous ne sculptons plus de diables aux chapiteaux des colonnes de nos églises, si nous ne nous racontons plus le sabbat des sorcières [1], il est un domaine où le monstre est encore massivement présent : le cinéma. De Nosfératu le vampire (Murnau, 1922) à Alien Covenant (Ridley Scott, 2017), en passant par King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933), les extraterrestres de...
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Christophe Mincke


Auteur

Christophe Mincke est codirecteur de La Revue nouvelle, directeur du département de criminologie de l’Institut national de criminalistique et de criminologie et professeur à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Il a étudié le droit et la sociologie et s’est intéressé, à titre scientifique, au ministère public, à la médiation pénale et, aujourd’hui, à la mobilité et à ses rapports avec la prison. Au travers de ses travaux récents, il interroge notre rapport collectif au changement et la frénésie de notre époque.

Quentin Verreycken


Auteur

historien, aspirant FRS-FNRS à l’université catholique de Louvain et à l’université Saint-Louis – Bruxelles, membre du Centre d’histoire du droit et de la justice (CHDJ) et du Centre de recherches en histoire du droit et des institutions (CRHiDI)