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Investisseurs privés dans le secteur social

ABO Numéro 4 – 2019 économie sociale - par Eve Chiapello -

À la fin du XXe siècle, la finance est devenue l’écosystème le plus puissant de nos économies. Elle ne pouvait encore longtemps rester indifférente aux activités associatives et de l’économie sociale et solidaire. C’est ainsi que sont apparus de nouveaux acteurs financiers dont il importe de décoder la généalogie, les logiques et les implications, pour s’apercevoir que le « tournant gestionnaire » risque selon toute vraisemblance de s’accentuer encore à l’avenir.

La Revue nouvelle : L’investissement à impact, ou à impact social, est un terme apparu depuis peu. L’idée est-elle bien, en substance, de « faire de l’argent » avec des activités non ou peu lucratives ? Ève Chiapello : L’impact investing se situe entre l’investissement socialement responsable classique et la philanthropie. Dans l’investissement socialement responsable (ISR), vous avez des fonds d’investissement classiques qui sont destinés à prendre des parts dans des entreprises classiques, à but lucratif, mais qui ont une politique de responsabilité...
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Eve Chiapello


Auteur

directrice d’études à l’École des hautes études des sciences sociales (EHESS, Paris)