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Internationalisation des universités de la FWB Une « attractivité » en trompe-l’œil

ABO Numéro 5 - 2017

La Fédération Wallonie-Bruxelles passe souvent pour un « bon élève » européen en matière d’attractivité internationale de ses universités. Pourtant, un examen attentif montre que les flux d’étudiants étrangers sont largement dominés par les étudiants français, dont la mobilité sert essentiellement à contourner les concours et contingentements en vigueur dans leur pays. Une véritable attractivité internationale de nos universités nécessiterait des mesures décrétales, notamment sur l’usage des langues dans le supérieur.

La dimension internationale de l’enseignement supérieur fait l’objet, aujourd’hui, d’une attention privilégiée. Dès les années 1980, certains pays, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, suivis par le Royaume-Uni, avaient adopté une politique d’attraction des « étudiants internationaux [1] », jusqu’à la développer en véritable industrie. La parution des premiers rankings internationaux des universités, lancée par l’université de Shanghai en 2004, a intensifié la pression à figurer dans le « World Top », dans l’espoir d’attirer les meilleurs étudiants et...
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