Inde. La maison divisée

Cheyenne Krishan

« Une maison divisée contre elle-même ne peut rester debout. » La malédiction prononcée par l’aïeule du livre de Salman Rushdie1 à sa petite-fille qui la regarde mourir, impassible, guette-t-elle la plus grande démocratie du monde ? L’intégration politique du parti nationaliste hindou signifie-t-elle le déclin du pluralisme indien ? S’achemine-t-on vers une communautarisation irréversible du système politique ? Comme d’habitude, la mosaïque sociale et politique indienne exclut les généralisations simplificatrices.