Immigration : un arc-en-ciel plutôt gris

Michel Kaiser

Tenter une évaluation de la politique en matière d’immigration de la majorité libérale-socialiste-écologiste au pouvoir au niveau fédéral entre l’été 1999 et le printemps 2003 n’est pas chose aisée. Il est vrai que l’on couvre, avec un tel thème, des réalités assez différentes et des domaines d’action variés. De manière schématique, envisager la politique d’immigration, c’est s’interroger sur ses deux objets principaux. Il s’agit, d’une part, de la politique d’entrée sur le territoire des nouveaux migrants, que l’on qualifie parfois trivialement de « gestion des flux migratoires ». Il s’agit, d’autre part, de la politique d’intégration dans la société des migrants régulièrement installés, que l’on nommera alors « gestion des stocks migratoires ».