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Holodomor 1933 : « le cimetière de la rude école »

Numéro 10 Octobre 2006 - par Donat Carlier -

Chaque année, en novembre, l’Ukraine commémore officiellement la famine de 1932-1933 qu’ils appellent Holodomor ; ce terme provient d’une contraction de « moriti holodom » qui signifie, en ukrainien, « infliger la mort par la faim ». On ne le traduit qu’imparfaitement par l’expression de « Grande famine » habituellement utilisée pour désigner la mort d’environ six millions de personnes en URSS, volontairement affamées par le pouvoir soviétique. Ce crime de masse est pourtant longtemps resté méconnu, quand il n’était pas simplement nié. Si aujourd’hui, les recherches historiques ont pu faire progresser significativement notre connaissance de ces évènements, leur interprétation reste toutefois sujette à débat. Celui-ci tourne essentiellement autour du poids respectif des deux dimensions principales prises par cette tragédie en Ukraine  : la destruction de la culture traditionnelle paysanne par la collectivisation et la répression du sentiment national.

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Donat Carlier


Auteur

Né en 1971 à Braine-le-Comte, Donat Carlier est membre du comité de rédaction de La Revue nouvelle depuis 1997. Actuellement Directeur du Consortium de validation des compétences, il a dirigé l’équipe du Bassin Enseignement Formation Emploi à Bruxelles, a conseillé Ministre bruxellois de l’économie, de l’emploi et de la formation ; et a également été journaliste, chercheur et enseignant. Titulaire d’un Master en sociologie et anthropologie, ses centres d’intérêts le portent vers la politique belge, et plus particulièrement l’histoire sociale, politique et institutionnelle de la construction du fédéralisme en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. Il a également écrit sur les domaines de l’éducation et du monde du travail. Il est plus généralement attentif aux évolutions actuelles de la société et du régime démocratiques.