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« Faut-il croire ? » Quel titre !

ABO Numéro 05 - 2019 - par José Reding -

Le fait culturel contemporain de la non-évidence du divin devrait réjouir tout le monde. Car il s’agit non seulement d’une victoire de la raison critique des Lumières, mais aussi le vœu profond du christianisme lui-même. L’émancipation du sujet moderne est à défendre par tous. À cet égard, l’agnosticisme chrétien du nom divin et l’agnosticisme athée de la laïcité adossés l’un à l’autre pourraient représenter un « désaccord fondateur » concernant la « nécessité de croire ». Une chance pour la paix citoyenne toujours en quête de son fondement. Sur cette base depuis longtemps explorée par Emmanuel Levinas, la tension millénaire entre « l’espérance de la raison » et « les raisons de l’espérance » constitue un chantier d’exigence pour notre temps.

Toujours interroger le titre. Qu’entend-il questionner ? Le texte d’Albert Bastenier oscille entre sa compétence de sociologue, et notamment de sociologue du « religieux » européen, et ses compétences philosophiques, voire théologiques. Mais à quel type de nécessité ce titre fait-il appel ? « Faut-il », est-il nécessaire de croire ? J’en suis arrivé à distinguer deux grands champs de résonance de la question. Un champ qui relèverait de la question du sens et du fondement du lien social moderne, donc de la philosophie politique : dans quelle logique inscrire la...
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José Reding


Auteur

José Reding est théologien du diocèse de Namur.