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Faut-il croire ?

ABO Juin 2019 - par Albert Bastenier -

Que devient le « croire » dans les sociétés européennes où le processus de sécularisation est pratiquement arrivé à son terme ? Un récent rapport de recherche sur « les jeunes adultes et la religion en Europe » attire l’attention sur cette question et suscite une réflexion prospective sur ce que sont les croyances dans le vieux continent. Opérant une distinction entre le « croire », le « cru » et le « crédible », cet article cherche à cerner ce que pourrait être le rôle du christianisme continental de demain. Faut-il croire pour qu’y demeurent actives les potentialités du message évangélique ?

Dans la partie occidentale du monde tout au long des cinq derniers siècles, se sont progressivement mis en place les ingrédients culturels qui allaient faire advenir sa « modernité » [1], dont la démocratie qui en est la face politique. Ces ingrédients véhiculaient une promesse implicite : pour chacun, le droit d’expression libre et publique de sa conscience. Les potentialités de cette promesse, longtemps sous-estimées par beaucoup, n’échappèrent cependant pas aux autorités ecclésiastiques qui, dès le début, s’y opposèrent parce qu’elles entrevirent fort...
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Albert Bastenier


Auteur

Sociologue. Professeur émérite de l’université catholique de Louvain. Membre du comité de rédaction de La Revue nouvelle depuis 1967. S’y est exprimé régulièrement sur les questions religieuses, les migrations et l’enseignement.