Et si l’on avait trop vite banalisé l’insertion ?

Thomas Lemaigre
Social.

La loi sur le revenu d’intégration a été votée à la Chambre le
18 avril 2000. Même si Écolo et plus tardivement les socialistes ont
mis un zèle indéniable à relayer les questions et les revendications
des différentes composantes de la mobilisation associative, on doit
remarquer que les arguments politiques échangés ont fait l’impasse
sur plusieurs enjeux. On n’arrive plus à penser d’insertion sans
contrat, ni non plus de contrat sans sanctions. On se retrouve donc
avec une loi qui organise la possibilité de vider pratiquement le
droit à un revenu minimum garanti. Or il est encore temps de tenter
de repenser ce noeud raté du débat : l’articulation entre revenu
minimum et insertion.