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Enseignement de promotion sociale, une culture de l’inachèvement

ABO Numéro 8 - 2016 écoleenseignement - par Thomas Lemaigre -

« Notre système ne coule pas complètement, parce qu’il y a des armées de profs généreux, ouverts, travaillant comme des brutes… Heureusement ! Mais cela ne fonctionne que grâce à la vertu de ces individus. Le système, lui-même, n’est pas vertueux. » C’est le sociologue François Dubet qui posait ce diagnostic sur l’éducation nationale française dans une interview il y a deux ans.

« Notre système ne coule pas complètement, parce qu’il y a des armées de profs généreux, ouverts, travaillant comme des brutes… Heureusement ! Mais cela ne fonctionne que grâce à la vertu de ces individus. Le système, lui-même, n’est pas vertueux. » C’est le sociologue François Dubet qui posait ce diagnostic sur l’éducation nationale française dans une interview il y a deux ans [1]. En trainant ses guêtres dans l’enseignement de promotion sociale (EPS), on en vient après un moment à des conclusions du même tonneau. L’EPS se révèle en effet comme un monde en...
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Thomas Lemaigre


Auteur

Thomas Lemaigre est économiste et journaliste. Il opère depuis 2013 comme chercheur indépendant, spécialisé sur les politiques sociales et éducatives, ainsi que sur les problématiques socio-économiques régionales. Il exerce également des activités de traduction NL>FR et EN>FR. Il est co-fondateur de l’Agence Alter, éditrice entre autres du mensuel Alter Echos, qu’il a dirigée jusqu’en 2012. Il enseigne ou a enseigné dans plusieurs Hautes écoles sociales (HE2B, Helha, Henallux).