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Dix ans après le rapport Stern, où en est la Belgique ?

ABO Numéro 2 - 2016 - par Julien Vandeburie -

La lutte contre les bouleversements climatiques occupe chaque fin d’année l’actualité via les COP (Conference of Parties). Ce moment de retrouvailles au niveau mondial est la formalisation annuelle d’un processus continu de rencontres entre experts et délégations diplomatiques de l’ensemble des pays membres de l’ONU. Cette illusion médiatique ponctuelle laisse les politiques climatiques dans les limbes une bonne partie du restant de l’année. C’est le cas en Belgique aussi. D’aucuns déclareront que la Belgique a respecté ses engagements internationaux passés en la matière et qu’elle n’est pas une mauvaise élève. Si ce n’est pas (encore) faux, force est de constater que la situation n’est pas si bonne que cela.

Les rapports scientifiques sur l’intérêt à lutter efficacement contre les effets du réchauffement dans le sillage des travaux de Nicholas Stern n’ont jamais été plus nombreux ni plus clairs. Premiers pas climatiques La politique belge en matière de climat a vu le jour en 1994 : il s’agissait du Programme national pour la réduction des émissions de CO2. Il faisait suite à la décision du gouvernement fédéral de réduire les émissions de 5% à l’horizon 2000 par rapport aux émissions de 1990. Approuvé par les quatre gouvernements, seuls quelques-uns de ses...
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Julien Vandeburie


Auteur

docteur en sciences, expert des politiques énergie/climat depuis près de dix ans, il a participé à plusieurs sommets internationaux (COP, GIEC) ou négociations intra-belges (VIe réforme de l’Etat)