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Des patients psychotiques sur le chemin de l’autonomie. Les communautés thérapeutiques

ABO Numéro 3 - 2015 - par Nicolas Marquis - Robin Susswein -

Le champ de la santé mentale est par excellence celui dans lequel certaines personnes travaillent sur l’autonomie d’autres. Selon le point de vue auquel on se place, l’autonomie y est tout à la fois un critère multiforme pour évaluer les patients, un formidable moteur éthique de progrès thérapeutique, une norme que certains patients peuvent subir, et une façon socialement consacrée de mesurer l’efficacité des soins prodigués. Dans les communautés thérapeutiques, la définition et le travail sur l’autonomie des patients sont des préoccupations essentielles et quotidiennes, mais amener un patient vers plus d’autonomie est une question complexe.

Le terme de « communauté thérapeutique » (CT) a été associé à un ensemble d’institutions psychiatriques qui se sont déployées à partir des années 1940 dans différents pays (Grande-Bretagne, États-Unis, France, Québec, Belgique, Italie…) selon des principes directeurs qui peuvent varier, mais contribuent à un objectif commun : la « sauvegarde et la restauration de la vie psychique [1] » d’un petit nombre de patients (environ une dizaine) qui jouissent d’une grande liberté dans le cadre d’une vie communautaire régulée par une équipe de soignants. Historiquement, les...
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Nicolas Marquis


Auteur

sociologue, chargé de cours en sociologie, méthodologie et méthodes quantitatives à l’université Saint-Louis Bruxelles, codirecteur du Casper, nicolas.marquis@usaintlouis.be

Robin Susswein


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