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De très acides radicaux libres

ABO Numéro 3 - 2018 radicalisationTerrorismeViolences - par Renaud Maes -

Les discours publics sur le terrorisme ont recours, depuis 2001, à la notion de radicalisation. Cette notion qui a fait florès demeure peu précise et, pour comprendre le basculement dans la violence djihadiste, un retour au terrain s’impose. Il en ressort que pour comprendre « la radicalisation », sans doute faut-il questionner avant tout les évolutions institutionnelles.

Il est impossible aujourd’hui d’aborder la question de la violence politique sans évoquer celle de la « radicalisation » ou du « radicalisme ». La radicalisation et le radicalisme, les moyens de leur prévention ou de leur endiguement constituent en effet les objets par excellence des débats contemporains sur les nouvelles figures du « terrorisme ». Associées à « la doctrine de l’islam radical » supposée être un objet unifié et fédérateur d’un ensemble de mouvements empreints d’une dose variable (mais dont on nous assure qu’elle est massive) de religiosité, ces...
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Renaud Maes


Auteur

Rédacteur en chef de La Revue nouvelle.
Renaud Maes est docteur en Sciences (Physique, 2010) et docteur en Sciences sociales et politiques (Sciences du Travail, 2014) de l’université libre de Bruxelles (ULB). Il a rejoint le comité de rédaction en 2014 et, après avoir coordonné la rubrique « Le Mois » à partir de 2015, il est devenu rédacteur en chef de La Revue nouvelle en novembre 2016. Il est également professeur invité à l’université Saint-Louis (Bruxelles) et à l’ULB, et mène des travaux de recherche portant notamment sur l’action sociale de l’enseignement supérieur, la prostitution, le porno et les comportements sexuels, ainsi que sur le travail du corps. Depuis juillet 2019, il est président du comité belge de la Société civile des auteurs multimédia (Scam.be).