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Criminalisation et humanisation

ABO Numéro 1 - 2017 - par Nouredinne Arbane - Andrew Crosby -

Derrière la « gestion » de l’immigration, deux tendances participent à renforcer le dispositif de contrôle : l’infériorisation en droit des étrangers et la « raison humanitaire ». Comme l’illustre bien l’exemple des centres fermés, les politiques d’« humanisation » occultent les rapports de pouvoir, et ce faisant, contribuent à rendre acceptable la criminalisation des étrangers.

Le monde militant dénonce la gestion de l’immigration : répression des collectifs, enfermement des migrants, criminalisation, abus de pouvoir, non-respect du droit, etc. Si les administrations d’État dénoncent le détournement des lois sur l’entrée sur le territoire, le monde militant et associatif dénonce le détournement des conventions internationales qui garantissent des droits, tels que le droit d’asile ou le regroupement familial. À son tour, l’Union européenne (UE) est dénoncée pour sa politique de militarisation de la frontière, pour ses accords...
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Andrew Crosby


Auteur

Nouredinne Arbane


Auteur

membre MLS, sans papiers, militant des droits humain