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Conférence mondiale contre le racisme. Durban, au bonheur d’un (très) Moyen-Orient

Numéro 09 Septembre 2001 - par Pascal Fenaux -

La conférence du Durban risque de rester dans les mémoires pour avoir compliqué plus encore, comme s’il en était besoin, la recherche d’une solution pacifique et durable au conflit qui oppose depuis plus d’un siècle le mouvement sioniste et l’État d’Israël au mouvement national palestinien. Minée d’emblée par une forte hostilité israélienne et des initiatives diplomatiques arabes démagogiques et irresponsables, la Conférence mondiale contre le racisme (CMCR), s’éloignant de son objet principal, s’est transformée en un tribunal international condamnant le sionisme, qualifié d’idéologie « raciste ». En outre, en ne parvenant qu’in extremis à éviter l’assimilation révisionniste des politiques discriminatoires israéliennes à des « actes d’holocauste » et de « génocide », certains États participants et nombre d’ONG ont jeté l’ombre du soupçon sur ceux qui caressent le rêve d’une solution au conflit fondée sur l’égalité et la réciprocité entre Israël et la Palestine.

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Pascal Fenaux


Auteur

Pascal Fenaux est membre du comité de rédaction de La Revue nouvelle depuis 1992. Sociologue, il a poursuivi des études en langues orientales (arabe et hébreu). Il est spécialiste de la question israélo-palestinienne, ainsi que de la question linguistique et communautaire en Belgique. Journaliste indépendant, il est également « vigie » (veille presse, sélection et traduction) à l’hebdomadaire Courrier international (Paris) depuis 2000. Il y traite et y traduit la presse « régionale » juive (hébréophone et anglophone) et arabe (anglophone), ainsi que la presse « hors-zone » (anglophone, yiddishophone, néerlandophone et afrikaansophone).