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Compromis à la belge. Monument en péril ?

ABO Numéro 1 - 2016 - par Jean Faniel -

Depuis son indépendance en 1830, la Belgique est une société divisée. Globalement, cependant, les tensions entre groupes sociaux antagoniques n’ont guère conduit à l’éclatement de violences physiques. Une organisation politique complexe s’est développée, reposant sur la recherche de compromis exprimant les rapports de force du moment. Le « compromis à la belge » symbolise cette gestion pacifique, mais parfois alambiquée, des divisions internes. Quelles sont les évolutions qui pourraient indiquer une rupture avec la recherche privilégiée du consensus.

« C’est un pays petit aux frontières internes », Claude Semal. Divisée, la société belge l’est entre groupes aux intérêts divergents et, dans une certaine mesure, antagoniques. Cléricaux et anticléricaux, possédants et travailleurs, élite francophone et autonomistes flamands ont constitué les groupes sociaux qui dessinent les principaux clivages de la société belge. Sur la scène politique, leurs intérêts ont été portés par des partis politiques aux revendications clairement identifiables, susceptibles de s’affronter selon un clivage, mais de s’allier dans le...
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Jean Faniel


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