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Comme un combat

ABO Numéro 5 - 2016 - par Pierre Waaub -

L’éducation n’est pas le seul secteur qui soit peu à peu réduit à l’impuissance : les prisons, la justice, la poste, la mobilité, la santé, le logement, la sécurité, sont autant de secteurs dans lesquels les logiques marchandes ont tué toute possibilité de faire valoir des logiques autres que celle du profit. Réformer l’enseignement n’aura de chances de produire de la qualité que si on définit cette qualité à l’aune de logiques propres au service public. Fièrement et avec tous les travailleurs de l’enseignement.

Dans le secteur « marchand », la production est légitime si sa vente permet de réaliser un profit. Son utilité sociale, son cout environnemental, son effet sur la santé, sur la qualité de vie, etc., n’entrent pas en ligne de compte : il faut que ça se vende et que ça rapporte un profit. Le système de validation de la « vérité » est donc, in fine, le profit. Pour que le système fonctionne bien, il faut diminuer tout ce qui empêche le profit d’augmenter (le salaire, les couts des conditions de travail notamment) et augmenter tout ce qui permet au profit...
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Pierre Waaub


Auteur

enseignant, chargé de mission pour la FGTB-Enseignement (CGSP + SEL), conseiller technique sur la réforme « Pacte pour un enseignement d’excellence »