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Chine, dictature et changements climatiques

ABO Numéro 2 - 2016 - par Juliette Janin - Laurence Vandewalle -

Depuis 2007, la Chine a entrepris un « virage vert » qui se traduit notamment par un important investissement dans les énergies renouvelables, devançant les États-Unis et l’Union européenne et qui s’explique pour partie par de graves problèmes écologiques qui pourraient déstabiliser le régime. L’objectif est donc davantage politique qu’environnemental et il ne constitue en aucune manière le signe d’une démocratisation du régime.

La République populaire de Chine a connu, depuis sa politique de réforme et d’ouverture entamée en 1978, une forte croissance économique basée sur l’exportation. La croissance de la pollution dans le pays fut tout aussi exponentielle. Rivières mortes, villages atteints de cancers et pollution atmosphérique sont le prix à payer pour l’industrialisation rapide de l’empire du milieu, devenu l’usine du monde. Dès 2006, soit trois années plus tôt qu’escomptées par l’Agence internationale de l’énergie, le pays est devenu le premier émetteur de carbone,...
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Laurence Vandewalle


Auteur

a étudié la sinologie et les relations internationales (KUL), s’apprête à prendre la fonction d’analyste politique à la Délégation de l’UE à Pékin

Juliette Janin


Auteur

titulaire d’un master 2 en relations internationales, obtenu à l’Institut d’études politiques de Toulouse. Ses recherches portent sur la région Asie, en particulier sur l’influence croissante de la Chine dans la région