Chili. La révolution des Pingouins, symptôme d’une crise néolibérale

Fernando Alvear AtlagichCarlos Miranda Rozas

La mort récente d’Augusto Pinochet a permis de se rappeler comment le Chili a été meurtri politiquement par dix-sept années de dictature. Du point de vue économique, il faut se souvenir qu’il fut le premier pays, bien avant les États-Unis et l’Angleterre, à expérimenter les recettes des politiques néolibérales inspirées par les économistes de l’école de Chicago. Dès son arrivée au pouvoir, la junte militaire a entamé la privatisation des grands secteurs de l’économie chilienne, de la santé et de l’éducation. L’analyse du fonctionnement du système éducatif hérité de la dictature, et toujours en place aujourd’hui, offre un éclairage intéressant pour comprendre les tensions qui traversent la société chilienne actuellement.