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Art et individualisme

ABO Numéro 2 - 2020 - par Malika Es-Saïdi -

S’il est un terme que l’on s’empresse d’accoler à l’artiste, c’est bien celui d’individualiste, avec des connotations plus ou moins positives. C’est un apriori que nuance d’emblée l’artiste plasticien Pascal Bernier qui constate beaucoup d’égocentrisme, mais peu de cet individualisme pourtant propice, selon lui, à une pensée libre et courageuse. Petite réflexion à l’occasion de rencontres avec des artistes plasticiens contemporains vivant en Belgique.

Pendant un moment, on est tenté de croire, comme l’affirmait Durkheim, que « l’individualisme ne commence nulle part [1] » [Durkheim, (1893) 1960, p. 146], et d’abonder dans le sens de Raymond Boudon, pour qui « l’individualisme n’est pas une caractéristique de la seule société occidentale, apparu au XIVe siècle [2]. » Choc culturel Mais alors que faire de l’expérience vécue par un artiste irakien comme Mohammed Alani, exilé politique à Bruxelles ? Son parcours révèle la relativité du concept. Tout à coup, on penche vers l’idée que l’individualisme tel que...
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Malika Es-Saïdi


Auteur

journaliste, cinéaste documentariste et artiste plasticienne. De 2017 à 2019, elle a été galeriste (Art Stories, Bruxelles, www.artstories.be)