logo
Lancer la vidéo

Aidants proches : une reconnaissance en demi-teinte ?

ABO Juillet 2018 vieillessedépendancepersonnes âgéesaidant proche - par Emilie Charlier -

Le vieillissement démographique n’est pas un phénomène nouveau en Belgique. Il soulève cependant des questions relatives aux soins à apporter aux individus en situation de dépendance. On estime qu’une personne sur dix serait un « aidant proche ». Mais quelles réalités se cachent derrière ce rôle encore méconnu ? Des études récentes soulignent les difficultés issues de la relation entre aidant et aidé. Qu’en est-il du vécu lié au rapport avec les professionnels et les institutions ? Interrogés dans le cadre d’une recherche portant sur les groupes de parole pour proches, les aidants naturels témoignent du déni de reconnaissance auquel ils sont confrontés. Il existe cependant des approches qui valorisent leurs savoirs expérientiels. Les groupes de parole en sont un exemple illustrant les possibilités de concilier savoirs professionnels et profanes.

La Belgique compte environ deux millions de personnes âgées de plus de soixante-cinq ans. En 2010, les individus de plus de quatre-vingts ans représentaient environ 5% de la population, mais on estime qu’ils atteindront les 10% d’ici 2050. Dans un article daté de 2003, Christian Van Rompaey soulignait déjà que l’augmentation de l’espérance de vie va de pair avec des préoccupations sur des sujets tels que les dépenses liées au vieillissement, aux incapacités ou encore à l’isolement social. Les politiques actuelles en matière de soins résidentiels ne...
La suite de cet article est réservée aux membres Premium

Emilie Charlier


Auteur

doctorante au Service de Sciences de la famille de l’université de Mons