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Actualité du modernisme

ABO Numéro 9/10 septembre/octobre 2014 Église - par FONTAINE - cliquez pour visualiser">José FONTAINE -

La crise moderniste de 1907 oppose l’Église à un clergé savant, critique des textes chrétiens fondateurs, niant surtout que le Christ soit Dieu. Elle, dans ses dogmes, eux, dans leur positivisme, oublient le « je » du Christ que les évangélistes font vivre par la puissance du récit. Augustin ou le Maitre est là, le roman de Joseph Malègue qui vient d’être réédité, participe, comme récit, d’une recherche semblable : celle du nom propre, de la singularité d’une personne, d’un évènement, non des vérités générales prétendues vraies pour tous. C’est « le » roman de la crise moderniste qui ronge toujours l’Église aujourd’hui, annonce peut-être sa mort, à l’instar de celle de Jésus qu’elle proclame, mort humaine d’un vrai être humain sans certitude sur l’après. Dans L’Incrédulité de Thomas du Caravage, en couverture, le Ressuscité se prête à une vérification « moderniste » moins déçue que dépassée par un éblouissement auquel Thomas et d’autres, fronts plissés, résistent. Perplexité venant de loin.

Les Églises, plus seulement le Jésus dont elles parlent, semblent appelées à la mort. Michel de Certeau, La faiblesse de croire La foi chrétienne est liée à des faits rapportés par les évangiles. Toute mise en question de ces faits ou du sens qu’on leur donne traditionnellement trouble les croyants ou excite la curiosité. Ainsi, les émissions d’Arte sur les origines du christianisme captivent des millions de téléspectateurs en 2004. L’évangile dit « de Judas » fait la une des JT en 2008. En 2010, Frédéric Lenoir publie Comment Jésus est devenu Dieu où...
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José FONTAINE


Auteur

Journaliste et militant autonomiste wallon