À propos des enjeux contemporains du sport

Hervé Cnudde

Enjeux contemporains du sport comme spectacle. Tel est le sujet commun des deux revues recensées ici et qu’un heureux hasard a fait paraitre pratiquement simultanément.

Signes des Temps

Trimestriel, n° 1, janvier-mars 2007, 22 p.

Le dossier « Sports et violences, match nul ? » de la revue de Pax Christi assume trois options : il s’ancre dans le contexte spécifiquement belge, privilégie le football et se soucie d’approfondir philosophiquement et historiquement le sujet qu’il aborde. Avec modestie, la rédaction avertit le lecteur qu’elle a rassemblé des regards pluriels et, comme d’habitude, éclatés. L’ordre du sommaire relève en quelque sorte du vrac.

Pour entrer dans le dossier, commençons donc par le bref texte de Jos. Schoonbroodt « La violence en sport, une affaire d’argent ou la volonté d’en découdre ? ». Sans y apporter de solution, le journaliste pose en effet brièvement, mais exactement le problème des brutalités récurrentes dans la pratique actuelle des matchs de foot. Si ces derniers nous apportent chaque semaine leur ration de violence, ce n’est pas que beaucoup d’argent soit en jeu, car c’est aussi le cas, par exemple, de la Formule 1 ou du tennis, mais parce qu’à la faveur d’une sorte de double « nous » que crée le jeu parmi les spectateurs se projetant sur l’une ou l’autre des équipes en compétition nait la volonté d’en découdre entre eux. Toutefois, conclut pertinemment l’auteur, cela ne nous dit pas encore pourquoi, justement, c’est le foot qui attire ces flambées de violence et non pas le rugby, par exemple, qui n’est pas un sport plus doux... On y reviendra en fin d’analyse, car il importe maintenant d’aborder l’histoire du football et son évolution jusqu’à nos jours avec le remarquable article de Marguerite Solvay « Quand l’enjeu tue le jeu ».

Le football moderne apparait en Angleterre à la fin du xixe siècle dans les publics schools. Loin d’être marqué par la violence, le jeu d’origine est une école de fairplay. Les jeunes y apprennent à discipliner leur corps, à maitriser la violence, à privilégier la qualité des comportements collectifs plutôt que le résultat final, les stratégies de groupe plutôt que les hauts faits individuels. Avec l’apparition des clubs toutefois, le jeu réservé d’abord aux seuls amateurs va exciter l’appétit des marchands de spectacles qui, contre vents et marées, vont pousser les joueurs à la professionnalisation et surfer sur l’expansion planétaire que le foot va connaitre en un rien de temps. Selon l’auteure, c’est dans cette professionnalisation qui marginalise l’amateurisme des débuts que l’on doit déceler l’origine de la marchandisation du foot qui, à partir de 1980 (année où le CIO abandonne le dogme de l’amateurisme et noue alliance avec le monde économique afin de pérenniser les jeux), culminera avec l’émergence d’un monde sportif régulé par l’économie de marché, dopé par l’internationalisation des championnats, soumis à l’arbitraire des télévisions et à leurs royalties, support publicitaire des multinationales des équipements sportifs, etc.

Bref, avec la logique financière libérale, l’enjeu a tué le jeu. Il ne s’agit plus aujourd’hui de promouvoir les valeurs d’une culture sportive. Et Marguerite Solvay de conclure dans la logique de son article : « La recherche du profit, en dévoyant l’esprit de compétition pousse aux transgressions et dérapages en tout genre auxquels nous assistons : violences sur le terrain, transactions financières douteuses, triche, corruption, dopage... C’est ça la violence, non pas celle du football, mais celle faite au football parce qu’on l’a dépouillé de sa charge symbolique. » des éléments de l’exposé précédent, Nicolas Bárdos-Féltoronyi y ajoute une sorte de codicille important dans un article intitulé « Le sport entre défis sportifs et dérives économiques ». Il est le seul, en effet, dans le dossier, à partir du rôle joué bon gré mal gré par les pouvoirs publics dans cette dénaturation du football. Ils sont souvent ceux qui assurent docilement aux frais du contribuable la construction et l’exploitation des infrastructures de ce « sport » alors que les « entreprises sportives » pourraient et devraient les assumer sur leurs plantureux profits. Accessoirement, les efforts légitimes (mais peu critiques) consentis par les États pour encourager la pratique du sport dans la population bénéficient grandement aux multinationales d’articles et de matériel de sport. De leur côté, les groupes de pression du « sport » ne négligent pas le lobbying. Ils tentent, d’une part, de persuader les gouvernements de l’importance du secteur par des arguments économiques - fragiles - relatifs à la production de revenus générés, à l’emploi et aux taxes récoltées par ce biais. En organisant par exemple de grands évènements « sportifs », ils travaillent également à persuader la population qu’il est indispensable de continuer à subventionner ce domaine sur ses impôts. Ce à quoi l’économiste rétorque à juste titre que tant l’État que les pouvoirs locaux encaisseraient les taxes issues des activités « sportives » même s’ils n’y affectaient aucune subvention. Et d’ajouter ironiquement : « Ne serait- il pas préférable de laisser la construction et la gestion des infrastructures sportives aux entreprises capitalistes ? La philosophie libérale, en vogue actuellement, préconise en effet que les activités culturelles deviennent financièrement autosuffisantes... ? »

À la fin de son article, Marguerite Solvay avait omis de parler de la violence des supporteurs dans les tribunes. Signes des Temps y revient avec deux articles intéressants, mais qu’il n’est pas possible de détailler ici. Le premier est de Thierry Dockx, responsable de la cellule Fanscoaching de la ville de Charleroi. Il traite des multiples moyens palliatifs mis en oeuvre pour assurer de mieux en mieux la « Sécurité au Royal Sporting Club de Charleroi ». Le second présente le rôle de l’arbitre de terrain sur la base de confidences de Roland Van Beveren recueillies par Michel Van Zeebroeck.

L’article d’anthropologie philosophique et historique de Marc Maesschalck propose essentiellement une alternative volontariste en forme de réaction civique à la marchandisation du « sport » contemporain, dont il réexprime aussi les diverses facettes. Pour étayer sa proposition par l’histoire, il procède à une relecture inédite de la transmission de l’héritage des jeux païens entre l’antiquité romaine et notre temps via une civilisation judéo-chrétienne qui ne savait trop comment se situer par rapport à eux, parce qu’ils exprimaient autant les violences que recèlent les passions humaines, que la capacité de créer des lieux pour canaliser celles-ci et les dépasser positivement. L’hésitation qui a dès lors conduit alternativement à autoriser les jeux du cirque (saint Augustin !) ou à les interdire a ainsi fini par enfermer la société dans un carcan à partir de la confrontation entre l’affirmation de la force et l’affirmation du désir. La société judéo-chrétienne a placé les citoyens dans un rapport ambivalent de fascination devant les vertus quasi martiales du sport et de suspicion devant ses dérives dionysiaques voire parfois sadomasochistes. Telle est la question qu’il faut encore aujourd’hui régler en amont du rôle nationaliste que l’État moderne a assigné aux sports, et de la marchandisation contemporaine de ceux-ci.

Pour l’auteur, les anciens peuvent encore nous y aider : « Le statut des sports dans leur société montrait qu’ils avaient pris au sérieux la dimension ludique de leur société sans la réduire à une activité économique, culturelle et politique. [Mais] si l’on est convaincu que le sport n’est pas uniquement un exutoire archaïque ou un bon exutoire pour le business, il est temps de se demander quelles valeurs civiques on veut aussi y voir exprimer. » Ce projet civique implique une politique publique d’accès au sport, un engagement à une meilleure régulation concertée des activités sportives, l’autonomisation de ces activités par la société civile, un renforcement des normes de participation et de transparence des décisions sur le modèle des conseils de participation. « Reprendre pied collectivement dans l’aventure civique du sport, choisir la véritable image ludique de notre société, c’est aussi faire reculer le confort illusoire du populisme favorisé par la consommation de masse. »

***

Au terme de cette lecture, on s’étonne qu’en une petite vingtaine de pages, on puisse écrire autant de choses intelligentes sur « Sports et violence ». Sauf qu’on se demande toujours que répondre à la question de Jos Schoonbroodt : « Pourquoi justement le foot et pas le rugby, par exemple ?... » Et pourtant - c’est l’inconvénient du vrac -, les principaux éléments de la réponse pourraient bien se trouver disséminés un peu partout dans le dossier.

Qu’on permette donc au chroniqueur de tenter à ses risques et périls de les rassembler schématiquement.

  1. Quoi que la marchandisation l’ait fait devenir en bien des lieux, le football est et reste par essence un sport pacifique marquant un pas en avant dans la civilisation (Solvay). Si ce n’était pas le cas, pourquoi vouloir le réformer ?
  2. Son succès phénoménal sur la planète en a fait en pratique une sorte d’offre monopolistique de « jeu » au détriment d’autres « jeux », relevant généalogiquement ou par imitation des jeux antiques du cirque qui, eux, mettent en scène de la violence entre joueurs dans l’arène ou sur le ring (boxe, catch, lutte grécoromaine, arts martiaux, corridas, combats de coqs, etc.) (Maesschalck). Or il semble que c’est dans le spectacle de « jeux » de ce dernier genre que les nombreux humains qui éprouvent le « besoin d’en découdre » (Schoonbrodt) trouveraient la « thérapie » qu’ils cherchent en sublimant leur besoin d’en découdre entre eux pour le transférer sur les acteurs qui jouent celui-ci devant leurs yeux.
  3. Frustrés au football - sans comprendre pourquoi - de se régaler de violence dans l’arène, cette catégorie de spectateurs devient elle-même actrice de violence dans les tribunes, et désormais au point de contaminer les joueurs eux-mêmes, qui croient se rendre plus intéressants en se donnant des coups ou en s’injuriant ostensiblement (à moins qu’ils n’agissent sur ordre ?).
  4. Ne serait-il pas temps par égard pour ces personnes de casser le monopole du foot dans les politiques sportives et de créer des infrastructures qui leur permettent d’assister aussi à des spectacles sportifs du type « jeux du cirque » où ils trouvent, comme le dit Aristote, la « catharsis », c’est-à-dire la « purification » produite chez les spectateurs par une représentation dramatique ?

E si non è vero, è ben trovato. No ?


Antipodes

Mensuel n° 176, mars 2007, 36 p.

Parue pratiquement en même temps que le numéro de Signes des Temps que l’on vient de commenter et avec un dossier qui traite également du sport, cette livraison de la revue du Centre de formation pour le développement international Iteco mérite tout autant d’être lue intégralement par ceux que cet important phénomène de société intéresse. C’est en ce sens qu’on peut à la fois les considérer comme autonomes et complémentaires. La spécificité du dossier qu’Antipodes intitule « Sport et développement, les deux visages du sport » est en effet particulièrement évidente : d’abord par sa prise en compte du développement et de la solidarité internationale, mais tout autant par le type d’approche prioritairement factuelle et concrète qu’il fait des questions abordées. Jointe à la « méthode » du vrac - relevée aussi dans Signes des Temps -, cette dernière dimension fait du sommaire une succession de flashs qui tous suscitent incontestablement l’intérêt, mais qui pour le chroniqueur rendent le travail de restitution particulièrement difficile. Car, des faits même interprétés ne pouvant se résumer, il se trouve dans la situation du gastronome qui, se trouvant dans l’impossibilité de vous inviter dans un restaurant qu’il vous recommande, doit se contenter de vous en faire parcourir la carte. En route donc pour un survol quelque peu détaillé du sommaire.

L’introduction d’Antonio de la Fuente rattache l’esprit du dossier à l’action exemplative de l’association française Sport sans frontières, qui se donne pour objectif de mettre le sport au service du développement humain et qui a pris pour devise : « La solidarité est un sport collectif ». Ce que le journaliste décode comme suit : « De nombreuses associations et ONG utilisent le sport comme un espace pour regrouper et renforcer les liens sociaux, comme un ciment pour bâtir des parcours individuels et collectifs et parfois pour rebâtir des vies brisées. Le sport est aussi utilisé par des associations qui promeuvent la solidarité internationale pour mener à bien des projets de coopération dans le Sud et de sensibilisation au coeur du monde développé, souvent en prenant appui sur des manifestations sportives d’ampleur internationale, comme les championnats du monde ou les jeux olympiques. Aussi bonne que soit l’idée qui leur donne vie, ces initiatives ne se heurtent pas moins aux dures réalités du terrain. »

Cordula Sandwald nous donne un premier flash sur le « commerce inéquitable » que pratiquent les grands fabricants de vêtements et d’équipements sportifs ainsi que leurs sous-traitants de par le monde (Thaïlande, Malaisie, Inde, Vietnam, Bangladesh, Roumanie, Bulgarie, Paraguay...) . Bien documentée et bien pensée, son approche prend pour angle d’attaque les situations de vie misérable et de non-droit syndical que ces soustraitants imposent aux travailleuses (majoritaires) et aux travailleurs. La ville pakistanaise de Sialkot, productrice de 70 à 80 % des ballons de football dans le monde, est retenue pour illustrer la lutte contre le travail des enfants, car un traité dit d’Atlanta y a été élaboré en 1997 entre l’OIT, l’Unicef au Pakistan et la Chambre de commerce de Sialkot pour abolir celuici. Ce document a été signé par les sous-traitants fournisseurs des grandes marques, mais non par les producteurs de ballons sans marque destinés au secteur du jouet... « Qui est responsable de l’injustice qui règne dans le commerce du sport ? », demande en terminant l’auteure. Réponse : les entreprises sous-traitantes qui ne respectent pas les normes de l’OIT ; les multinationales qui, par leurs stratégies d’achat (approvisionnement à flux tendus, commandes à court terme, délais de livraison trop serrés), mettent les sous-traitants sous pression tout en affichant elles-mêmes une certaine éthique ; les gouvernements qui se soumettent à la pression des multinationales et ne respectent pas leurs obligations envers leur propre population ; les consommateurs des pays industrialisés qui n’achètent pas assez massivement des articles produits et commercialisés de manière équitable, comme les y invitent les ONG.

Da ns son a r t i c l e « L’Afrique s’invite sur les terrains belges », André Linard traite, du point de vue des joueurs af ricains eux-mêmes (de plus en plus nombreux sur les terrains de Belgique), la question des injures racistes qui leur sont balancées tant depuis les tribunes qu’au cours du match par l’équipe adverse (voire par des collègues). Naguère footballeur lui-même, on sent par la qualité de réponses reçues que l’auteur a mené son enquête avec un très grand respect pour les personnes interrogées. Au terme de celle-ci, il est toutefois conduit à résumer leur comportement face à ce fléau en termes de « résignation ». Mais on découvre aussi en les lisant que les réponses données expriment en même temps un art de l’esquive et le plus souvent une force de caractère, qui leur permettent de cautériser eux-mêmes leur dignité blessée. Beaucoup minimisent les incidents, d’autres se blindent contre eux, d’autres encore disent clairement : « Ici, c’est normal, nous ne sommes pas chez nous ». On ne peut qu’être impressionné par ce comportement stoïque, dont la relation insuffle au texte une remarquable qualité. Ceci sans oublier qu’en introduction de son article, André Linard indique dans une anecdote tragicomique sur le club de Beveren qu’on laissera découvrir au lecteur d’Antipodes, comment bon nombre de joueurs africains sont sélectionnés dans leur pays d’origine par des aventuriers européens propriétaires d’académies, qui les forment et qui les suivent au fil de leur carrière jusqu’à l’étranger...

Changement d’angle radical avec l’article « Fous de foot » de Laura Lucchini qui se réfère à l’idée révolutionnaire du psychiatre Mauro Raffaeli : soigner la maladie mentale à travers le football et créer un championnat italien d’équipes de malades mentaux. L’intervention a pour but de signaler aux lecteurs l’existence d’un documentaire dirigé par Volfango di Biaisi et accompagné d’un livre, qui raconte l’histoire de l’une de ces équipes, Il Gabbiano di Roma, championne d’Italie en 2006 (on en trouvera des images sur le site <www.mattiperilcalcio.> ). Dans la conception de Raffaeli, le foot n’est pas thérapeutique en soi. Mais il peut compléter l’intervention psychothérapeutique en mettant les malades face à un ennemi réel à travers le jeu. Le foot devient thérapie lorsqu’il permet aux patients de s’insérer dans un contexte social commun et, le foot étant le sport national italien, rien de tel pour l’intégration de malades mentaux qu’un terrain de foot.

Dans le f lash suivant, Cordula Sandvald prend en compte « L’environnement comme terrain de sport » et dresse en quelque sorte un aidemémoire détaillé des multiples façons dont le sport est écologiquement destructeur. En matière de consommation d’énergie et donc de menace sur la climatologie, il faut d’abord comptabiliser les déplacements afférents aux sports pour se déplacer vers les sites des manifestations internationales (l’aéroport d’Athènes prévoit, durant les prochains JO, 886 arrivées et départs d’avions chaque jour), mais aussi les trajets à effectuer dans tel ou tel pays par les sportifs pour se rendre aux compétitions ou à l’entrainement (en Suisse, 15 milliards de kilomètres parcourus par an). Question d’équilibre écologique, les nuisances du ski, des sports aquatiques, des sports motorisés type Paris-Dakar ou, comme en Thaïlande, la dissémination de terrains de golf remplaçant des rizières, s’installant dans des parcs nationaux ou des réserves naturelles, sont considérables. Et enfin, il y a les conséquences engendrées par ce qu’on appelle aujourd’hui le « trekking », c’est-à-dire les promenades pédestres en haute montagne (Himalaya, Kilimandjaro, Andes) au cours desquelles la pollution au quotidien se répand abondamment (56 000 bouteilles vides récoltées en un an dans le parc national du Mont Everest) et où les besoins en énergie pour assurer le confort des touristes occidentaux obligent souvent à recourir à la déforestation. Toutefois, philosophe notre auteure, le sport n’est pas seulement l’une des causes des conflits environnementaux, il en est aussi victime. Plus personne n’aura bientôt envie de faire du sport dans la nature.

Cette dernière revient cependant quelques pages plus loin avec « Une course au Sahara » que 200 000 réfugiés sahraouis - en attente d’une solution politique à leur situation - organisent depuis trente ans dans un endroit reculé de ce désert : un marathon pour récolter du matériel sportif et sanitaire pour leurs enfants, qui d’ailleurs participent activement à l’épreuve sur des trajets adaptés à leur âge (12 000 euros pour le centre sportif d’Aouserd ; 1 000 euros de médicaments pour l’hôpital du campement de Dhakla). Le Maroc a évidemment refusé une exposition du World Press Photo parce qu’elle comportait quelques clichés de la Course du Sahara où l’on voyait le drapeau sahraoui flotter au vent !

À part cela, on sent que la balade multidimensionnelle à laquelle Iteco nous a fait participer au moyen d’un planeur imaginaire énergétiquement sans nuisance approche de sa fin. Pour garder l’image, les contributions finales « Faire équipe contre la pauvreté et les discriminations » et surtout « La terre est ronde comme un ballon » se présentent comme des patchworks de brèves analogues au parcellaire que l’on découvre quand l’aéronef où l’on se trouve s’apprête à atterrir. Pour rappeler que l’excursion avait pour thème le sport, le commandant dans sa salutation finale aux passagers énumère les opinions connues sur les « Coups de boule à droite et à gauche » de Zineddine Zidane. Tandis qu’à l’atterrissage - selon la tradition rédactionnelle d’Antipodes - les hôtesses offrent cette fois à chaque passager un jeu de citations sur le sport qu’ils vont pouvoir illustrer par des photos pour entamer une discussion à propos du dossier parcouru.