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La BCE peut-elle mener une politique « industrielle » à la place des États ?

ABO Numéro 6 - 2017 - par Clément Fontan -

Depuis juin 2016, la Banque centrale européenne (BCE) a étendu ses programmes de rachat de titres financiers sur les marchés secondaires en incluant les obligations des entreprises privées dans ses listes d’achats (Corporate Sector Purchase Programme ou CSPP). Comment les stratégies mises en œuvre par la BCE pour minimiser les conséquences distributives du CSPP mènent-elles à des effets secondaires indésirables ?

La crise financière commencée en 2007 a eu comme conséquence directe d’augmenter l’importance relative de la politique monétaire par rapport aux autres instruments macroéconomiques. En effet, les banques centrales ont d’abord joué un rôle décisif dans la stabilisation des systèmes financiers fragiles et hypertrophiés, puis elles ont suppléé les autorités gouvernementales qui n’ont pas su mobiliser suffisamment leurs leviers fiscaux pour lutter contre les tendances déflationnistes. En assumant ce nouveau rôle, les banques centrales se sont éloignées de leur...
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Clément Fontan


Auteur

chercheur post-doctoral à l’école d’études politiques du laboratoire de recherche Pacte, université Grenoble Alpes (H2020 project ID 649532)