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Déclenchées en avril dernier, à la suite d’une bavure policière, les émeutes en Kabylie constituent la plus grave crise du président Bouteflika depuis son arrivée à la magistrature suprême. La persistance des violences, l’immobilisme politique, la détérioration des conditions de vie ont visiblement tari la source de légitimité dont bénéficiait le chef de l’État au début de son mandat. L’Algérie n’est pas sortie de l’impasse, la population, confrontée à la violence, à la misère et aux injustices, s’impatiente, la révolte ne s’apaise pas.