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La loi sur le revenu d’intégration a été votée à la Chambre le 18 avril 2000. Même si Écolo et plus tardivement les socialistes ont mis un zèle indéniable à relayer les questions et les revendications des différentes composantes de la mobilisation associative, on doit remarquer que les arguments politiques échangés ont fait l’impasse sur plusieurs enjeux. On n’arrive plus à penser d’insertion sans contrat, ni non plus de contrat sans sanctions. On se retrouve donc avec une loi qui organise la possibilité de vider pratiquement le droit à un revenu minimum garanti. Or il est encore temps de tenter de repenser ce noeud raté du débat : l’articulation entre revenu minimum et insertion.