Viol, mort et suicide : du suicide de Lucrèce au suicide post-traumatique

Jean-Michel Chaumont

Depuis toujours, le viol des femmes pose la question du consentement et de l’administration de la preuve de leur non-consentement. Le discours contemporain sur les victimes n’est peut-être émancipateur qu’en apparence puisque, en se centrant sur le traumatisme, il prolonge la figure tragique de Lucrèce : le suicide ou la mort psychique de la victime reste la seule issue possible. À suivre, Virginies Despentes et Camille Paglia, une féministe américaine, il est possible de considérer le viol comme un risque inhérent à la condition des femmes, mais dont on peut se relever.