Vargas Llosa persona non grata en Argentine

François Reman

« Je refuse de penser que mes compatriotes seront assez fous pour nous obliger à choisir entre le sida et le cancer en phase terminale. » Voilà, ce qu’affirmait le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa concernant la possibilité de voir s’affronter au second tour des élections présidentielles péruviennes du 5 juin, Ollanta Humala et Keiko Fujimori. Démentis par les urnes — depuis lors, il a reconnu qu’il voterait pour Humala face à Fujimori —, de tels propos ont déchainé les passions alors que l’ensemble du continent latino-américain porte son regard vers Lima et le duel auquel se livrent les deux candidats à la veille du second tour des élections.