Une biologie de la mort

Paul Thielen

L’existence est une longue danse entre la vie et la mort. La mort agit à tous les niveaux du vivant. À l’échelle de la cellule, un mode particulier fascine : l’apoptose, évoquant la chute des feuilles. Elle permet une «  sculpture du vivant  ». Ce mécanisme permet le ciselage des doigts, le choix des organes sexuels, la sélection des réseaux nerveux et des agents immunitaires qui se seront révélés utiles. Mais au niveau de l’individu humain, déterminer la mort est crucial. Au centre de la définition de la mort : la reconnaissance d’une irréversibilité. Souvent le moment validé fait l’objet d’une décision humaine. Des vivants peuvent-ils être éternels, immortels ? Que promet l’avenir : régénération, cryogénisation, états comateux qui reportent la mort… ? Quels imaginaires ouvre la science-fiction ?