Un impossible recensement : les graffitis des caves de la Gestapo à Bruxelles

Daniel Weyssow

Une participation à un colloque international portant sur le devenir de lieux de détention, de concentration et d’extermination m’a amené, voici six ans, à m’intéresser aux immeubles qui abritèrent la Sicherheitsdienst- Sicherheitspolizei (Sipo-SD), c’est-à-dire, pour faire bref, la Gestapo. Les cerveaux qui organisèrent la déportation des Juifs et des Tsiganes de Belgique vers les camps de la mort avaient installé leurs bureaux, si souvent évoqués dans les récits des témoins, aux 453, 347 et 510 de l’avenue Louise.