Un dollar une voix ? Limites de l’internalisation des couts environnementaux

Bruno Kestemont

L’internalisation des couts environnementaux via des outils économiques (écotaxes, subsides) jouit d’une grande faveur auprès des décideurs politiques occidentaux. Ce concept à la mode permet de limiter le recours à la contrainte règlementaire. Cependant, ces outils ne semblent pas reposer sur une base théorique cohérente. Ils sont pratiquement impossibles à mettre en œuvre en raison de l’absence de méthode de mesure satisfaisante. Ils posent surtout divers problèmes éthiques en possible contradiction avec la notion de développement durable qui repose sur l’équité et la responsabilité civique. Leur efficacité structurelle (globale et sur le long terme) doit en outre être démontrée.