Un dégât collatéral de Vatican II. La destitution de Thierry Maertens

Francis Martens

Dom Thierry Maertens, bénédictin de l’abbaye de Saint-André-lez-Bruges, fut un liturgiste particulièrement flamboyant. En 1964, son Missel de l’assemblée chrétienne devint un bestseller dans le milieu des jeunes catholiques galvanisés par le renouveau conciliaire. Étayée par une solide culture, la revue Paroisse et liturgie, qu’il dirigeait depuis Saint-André, apportait aux confins du monde l’espoir d’une liturgie et d’une foi adaptées au monde contemporain. La reprise en main postconciliaire - toujours en cours - remis bon ordre à tout cela. Jean-Thierry Maertens n’eut de choix que de se recycler dans l’enseignement universitaire et l’étude anthropologique des rituels d’où qu’ils viennent.