Tensions et contradictions

Miguel Souto LopezPhilippe Vienne

En 2004, le décret Bologne a rassemblé les universités belges francophones en trois académies. Aujourd’hui, le ministre Marcourt veut modifier ce paysage institutionnel en cassant la logique des réseaux et de la liberté d’association, et en favorisant une logique territoriale. Cette centralisation de l’enseignement supérieur et de la recherche au profit de la Communauté française a suscité des réactions diverses selon que les institutions d’enseignement supérieur privilégient la liberté d’association ou le rapprochement géographique. Si tous s’accordent sur la nécessité d’un pilotage global afin de réduire l’éclatement de l’enseignement supérieur, chaque institution exprime sa volonté d’en maintenir la diversité, c’est-à-dire que chacune veut conserver sa spécificité. La déclaration de politique communautaire, qui prévoyait la mise en place d’une table ronde, évoquait déjà la préférence pour une logique de rassemblement géographique. La concertation aura tout au plus permis de dégager clairement les positions de chacun par rapport au projet du ministre.