Syrie : le trou noir des disparitions forcées

Benjamin Peltier
Syrie, Assad, Alep (Aleppo).

Un matin, la photo de Hazem Hariri s’est affichée sur mon écran. Après plusieurs années sans nouvelles, sa famille venait d’obtenir des preuves de son décès. Étudiant en droit à Alep et né en 1992, il avait été arrêté par les services de renseignement du régime syrien au printemps 2013 pour « sympathie révolutionnaire ». Il n’avait jamais porté une arme. Personne ne l’avait revu depuis. Apparemment, il n’aurait pas survécu plus d’un an à sa détention. Des histoires comme celle de Hazem, il y en a tous les jours en Syrie.