Soins de santé aux États-Unis. Une réforme insuffisante

Philippe Vuylsteke

Voilà un peu plus de dix ans que j’ai déménagé aux États-Unis, juste après avoir reçu mon diplôme en médecine de l’université catholique de Louvain. Ma femme est de nationalité américaine et nous avions décidé qu’après quatre ans de vie commune en Belgique, c’était mon tour de jouer les expatriés. J’avoue aussi qu’à l’époque, on parlait beaucoup de surplus de médecins en Belgique et je me suis dit qu’il valait mieux tenter ma chance là-bas. En outre, la pratique de la médecine générale est plus excitante aux États-Unis, car elle inclut aussi bien le travail au cabinet médical que le travail à l’hôpital.