Séjour de rupture à l’étranger une alternative à l’enfermement des mineurs en difficulté ?

Christophe Rémion

Permettre à un mineur de briser la spirale de la délinquance en l’envoyant trois mois à l’étranger donne lieu à moins de récidives que des placements, souvent à répétition, en institutions publiques de protection de la jeunesse. Ce séjour comporte de nombreuses retombées positives : l’adolescent acquiert confiance en lui, peut développer son sens des responsabilités, faire siennes des valeurs différentes… à condition qu’un suivi efficace puisse être assuré à son retour. Paradoxalement, ces situations extrêmes de délinquance juvénile interrogent l’ensemble de la société : ses méthodes éducatives ne développent pas suffisamment l’autonomie des jeunes et elle tend à privilégier les placements.