Sécurités

Anathème • le 22 mai 2013

L’insécurité est le plus grave problème de notre société. La sécurité est un droit fondamental, celui de ne pas risquer sa peau à chaque pas, de ne pas se voir soumis aux insultes et quolibets parce qu’on est une femme, de ne pas avoir à protéger ses arrière et à se méfier de ses avants, de pouvoir compter sur la jouissance de ses biens, de pouvoir aller partout vêtu n’importe comment, de compter sur la stabilité de notre environnement de vie. C’est un droit qui conditionne tous les autres : liberté d’expression, droit à la vie, droit à la vie privée, liberté de culte et de conscience, droit à la dignité,… Tous.

Le rétablissement de la sécurité parfaite qui, incontestablement, régnait autrefois chez nous doit donc être la priorité absolue de l’État, du droit, des organisations publiques et privées, des citoyens et du personnel politique. Et, face à cette cause sacrée, qu’importent les procédures, les principes limitant l’action de l’État, les droits imprescriptibles et les rêves démocratiques ? Il faut agir. Il faut être ferme. Foin de scrupules !

Il faut, avant toute chose, mettre au pas ces populations parasites qui se nourrissent de notre travail, tournent à rien et finissent par sombrer dans les assuétudes et la délinquance. Il faut les inciter à se prendre en charge, et elles n’y arriveront pas tant que tout leur sera servi sur un plateau en argent. Il faut les obliger à affronter les difficultés de la vie : finir le mois, trouver un logement, se former, devoir assurer l’avenir de ses enfants, se prémunir contre les aléas de la vie.

Il faut donc mettre fin aux dispositifs générateurs d’assistanat qui leur maintiennent la tête sous l’eau et pousser ces populations esclaves des aides et acquis sociaux vers l’autonomie et la liberté. De grâce, ne faisons pas dans la dentelle, supprimons les dispositifs qui leur garantissent une sécurité dont ils ne savent user à bon escient : sécurité alimentaire, d’emploi, des moyens d’existence, en matière de soins de santé, de logement, d’enseignement, et même sécurité juridique. Qu’ils se remuent et retrouvent le chemin de l’effort et, en même temps, de la dignité.

Oui, mille fois oui, l’ennemie de notre sécurité est la leur, c’est limpide.

Non ?