Retour à Grozny

Aude Merlin

Grozny frappe aujourd’hui par la reconstruction frénétique d’édifices publics et privés. Sous la dictature Kadyrov, la vie quotidienne s’est améliorée. Pour autant, la guerre n’est pas vraiment terminée_ : il y a toujours des groupes de résistants, et l’absence d’espace politique pour l’expression d’un opposition déplace sur le terrain de la violence toute forme de conflit. Le problème politique de fond n’est pas réglé, et la mémoire des crimes impunis et des traumatismes récents est toujours vivace, pesant sur le devenir d’une société brisée et atomisée par la guerre.