Quel accès à la « bibliothèque » coloniale ?

Quentin de Becker

L’accès aux sources de l’histoire coloniale pose problème. Certaines d’entre elles, disponibles sur internet, ne sont pas innocentes par les implicites et les valeurs qu’elles véhiculent. Les autres reposent dans les bibliothèques, centres d’archives, dont celui du ministère des Affaires étrangères, et ne sont consultées que par les spécialistes. C’est le rapport à l’archive, sa mise en sens culturelle en vue de son usage public qui est interrogé ici. Il montre le chemin encore à parcourir en direction d’une « décolonisation » des mises à disposition et traitements des sources documentaires.